De l’huile sur le bois

L’huile est le protecteur tout indiqué pour conserver au bois son aspect naturel.
Une huile peut être d’origine minérale (extrait du pétrole, houille, schiste), végétale, animale ou de synthèse.
Toutefois, les huiles utilisées pour la protection des bois sont principalement d’origine végétales : huile de lin, de tung, de soja, de noix, etc..
L’huile est en effet naturellement hydrophobe ; elle vient combler les porosités du bois et protège la lignine en évitant sa dégradation au contact de l’eau et des UV solaires.
Selon les essences de bois, ces porosités sont plus ou moins ouvertes.

Les huiles sont rarement commercialisées pures. Elles sont mélangées à des solvants pétroliers, ou de plus en plus souvent, formulées en phase aqueuse.
Le solvant ou l’eau sert à véhiculer l’huile dans le bois le plus profondément possible et s’évapore au séchage.
Pour les usages en extérieur, les industriels cherchent à améliorer les performances des huiles en ajoutant des résines pour renforcer leur résistance aux UV.
L’ajout de siccatifs accélère le séchage du produit.
Selon le type d’huile utilisé, la teinte du bois évolue de jaune très clair à rouge, mais les fabricants peuvent aussi les pigmenter de sorte à proposer des nuances plus ciblées et un choix plus large.
Pour les surfaces au sol, principalement en usage intérieur, il existe des huiles dites « huiles dures » dont la fermeté est obtenue par l’adjonction de composants spécifiques.
Soumis aux variations climatiques en extérieur (chaud-froid, sécheresse-humidité), les bois subissent différentes déformations et variations dimensionnelles.

Le fait que l’huile ne risque pas de cloquer, contrairement aux lasures et peintures, est un avantage pour accompagner les déformations du bois.
Par contre, l’huile se dessèche progressivement et nécessite en pratique une fréquence d’entretien de 1 à 3 ans pour maintenir un aspect satisfaisant et prévenir le grisaillement des bois.
Les applications d’entretien ne nécessitent pas de ponçage ou égrenage au contraire des lasures et peintures.
On adaptera la fréquence d’entretien à l’exposition climatique des différents bois considérés.
Pour un bois déjà grisé, il faut au préalable le « dégriser » avec un dégriseur à base d’acide oxalique.
Sur une surface horizontale telle que les planchers soumis à l’humidité (terrasses par exemple), une formulation d’huile qui ne rend pas la surface glissante doit être privilégiée.

L’huile est donc le moyen de valoriser la structure naturelle du bois et répond le mieux aux préoccupations environnementales. L’entretien est aisé à assurer, mais en contrepartie, il doit être effectué régulièrement surtout pour les bois extérieurs.

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