Jean-Bart, 1800 m3 de bois un jour à flot !

Médiatisée et couronnée de succès, la frégate Hermione vogue désormais vers d’autres horizons… Mais cette reconstitution n’était et n’est, en réalité, pas la plus titanesque ! Place à un vaisseau du XVIIème siècle actuellement en cours de réalisation : le Jean-Bart.

Jean-Bart, photo pendant les travaux.

Jean-Bart, un projet colossal

Le Jean-Bart est un vaisseau du XVIIème siècle de 1er rang.

Le “1er rang” désigne une certaine catégorie de navire, caractérisée par le nombre de canons et de tonneaux à bord… Autrement dit, ce vaisseau est immense. Comme abordé en introduction, le Jean-Bart est en ce momentmême en reconstruction.

Ce chantier est possible grâce à l’association Tourville et à son fondateur passionné Christian Cardin. 

Rêvée depuis de nombreuses années, la reconstitution à l’identique d’un bateau sans plans d’origine a débuté à Gravelines en 2002. L’absence de plans n’est d’ailleurs plus un souci grâce à des recherches et des fouilles qui ont permis de palier à cette source cruciale et inconnue. Cependant reste une difficulté basée sur un parti pris : le Jean-Bart est édifié sur un chantier et des conditions d’époque !

Le projet devrait se terminer dans quelques années grâce aux efforts des adhérents, des donateurs et mécènes. Le Jean-Bart étant au cœur d’un parc touristique, il est possible pour tout le monde de se rendre sur le chantier et d’en apprendre plus sur le chantier naval et son chef d’œuvre.

Pour tout savoir sur le Jean-Bart, nous vous invitons à vous rendre sur place, sur le site internet ou bien à regarder cette vidéo :

Le bois et son importance capitale dans le monde maritime

Accostons ce sujet avec quelques chiffres-clés. Par exemple :

Le Jean-Bart est composé d’environ 1800 m3 de chêne sur 57 m de longueur, 15 m de largeur et 17 m de hauteur !

Le vaisseau étant massif, imaginez que 3600 chênes sur pied sont nécessaires à ce que cette “cathédrale” flotte… Le choix du bois, et de sa quantité, sont des éléments cruciaux lors d’un tel chantier maritime. C’est d’ailleurs pour cela que certains qualifient les navires de forêts sur l’eau ! 

Partie intégrante et maîtresse d’un bateau, le bois est utilisé via diverses essences, nécessaires lorsqu’il s’agit de bâtir un bâtiment digne de ce nom. Les essences de bois comme le frêne, le hêtre, le noyer, le houx, l’acacia, le pin, le châtaignier, le sapin (…) sont monnaie courante. 

Précisons que dans ce type de construction, le chêne est la ressource la plus utilisée ! Quilles, couples, varangues, membrures et pièces de charpente, ces éléments sont issus de diverses espèces de chênes. 

Si les essences de bois sont si nombreuses et différentes, c’est que celles-ci n’ont pas toutes les mêmes caractéristiques. Une embarcation, pour être insubmersible, doit être un mélange entre résistance, flexibilité, légèreté, imputrescibilité, … 

Sur terre ou en mer, le traitement s’impose

Même matériau, même fonctionnement ! Le bois reste un organisme vivant qui nécessite d’être traité et protégé, notamment via la solution Xilix Gel curatif fongi+. 

 

Étant nous-mêmes de grands admirateurs des constructions en bois de tous bords, nous nous sommes pris au jeu de suivre l’aventure du Jean-Bart. Les pérégrinations de l’équipage Association Tourville continuent sur le site de l’association ! 

Jean-Bart, photo du vaisseau quand il sera terminé.

Nos sources :

Le site de l’association

L’article de Mer et Marine

La documentation du Musée national de la Marine

La documentation « Les essences de la construction navale » du site Lavoisier

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