La construction bois – inventaire des techniques innovantes, écologiques et fiables

Choisir de construire avec une structure en bois offre des solutions alternatives aux méthodes traditionnelles, conçues avec des matériaux en dur. Ces différentes techniques existantes font l’objet de nombreux développements et d’innovations de la part des industriels de la transformation du bois, donnant ainsi toujours plus de débouchés à des matériaux en bois ou dérivés du bois.

A base de bois massif, les pièces de bois structurantes de la construction sont utilisées dans la conception :
– des charpentes, traditionnelles, fermettes industrielles ou en bois lamellé-collé,
‐ des panneaux structurels, qui se déclinent en :
– simple-collé 3 plis
– 5 plis
– lamellé-collé (ou contrecollé massif)
– contre-cloué
‐ des madriers ou rondins,
– des poteaux poutre (en bois lamellé-collé ou massif),
– des ossatures bois, constituées par des montants en bois, cloués sur une lisse haute et basse, renforcés par des sections horizontales (étrésillons), des panneaux de contreventement, à base de matériaux dérivés du bois, cloués directement sur l’ossature participe à sa rigidité.

Système le plus largement plébiscité, l’ossature bois a un atout séduction considérable : son prix. Il est, actuellement, la technique qui concurrence de près la maçonnerie au niveau tarifaire, pour un impact environnemental moindre et une mise en œuvre moins laborieuse et plus souple.
D’autres, comme les poteaux-poutres, peuvent compiler avec l’ossature bois, et permettent d’obtenir des ouvertures plus grandes, car les sections de bois plus fortes autorisent la réduction du nombre de montants verticaux sur l’ossature.
Une construction en poteaux-poutres seule, est composée d’un squelette structurel de poteaux, poutres, planchers et éléments de contreventements puis de parois de remplissages (isolantes, baie vitrées, portes).
A eux deux, ces systèmes constructifs représentent près de 90 % de la part des systèmes utilisés dans la construction individuelle bois en France en 2012.

Loin derrière, avec chacun 5 % des parts de marchés, le bois massif empilé et les panneaux structurels sont à la peine. Cependant, les perspectives et possibilités de développement ne sont pas les mêmes.
Le bois massif empilé, système constructif le plus ancien et éprouvé, peine à se positionner économiquement parlant, à cause de la réglementation thermique 2012 qui contraint au doublage des murs, faute de résultat probant à l’étanchéité à l’air, et ce, sans prendre en compte le tassement des sections de bois empilées et les performances isolantes naturelles du bois.
Les panneaux structurels, eux, commencent leur essor et les industriels multiplient leurs innovations.
Ce système, en autorisant les grandes portées, assure une rapidité de mise en œuvre et une modularité inégalées, auxquelles s’ajoutent les propriétés propres au bois dans la construction.

A suivre !


Etude publiée en octobre 2013, financée par l’interprofession nationale France Bois Forêt et Codifab en partenariat avec France Bois Région, Afcobois et la Fédération Française du Bâtiment.

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